[ludovic bucquet] graphiste artisanal et épicurien

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Bordeaux - Agen

Artisanal & épicurien

Le graphisme artisanal et épicurien se définit comme un graphisme simple, accessible et revendiquant un regard critique sur les messages qu’il véhicule. A la croisée des arts graphiques et du design, nous revendiquons un graphisme vivant et en relation avec son environnement.

Privilégiant les rapports humains et favorisant les échanges, un joli graphisme se partage comme une bonne bouteille de vin.

Cette profession bien jeune, à un rôle aujourd’hui de plus en plus important dans nos sociétés de communication. La technique n’a plus, ou presque, de secret pour les créateurs puisque la démocratisation des outils et des technologiques à permis à tout un chacun de s’exprimer et de créer sans limite. L’appropriation des outils de communication modernes par la masse a eu comme effet pervers de mettre au ban un certains nombre de métiers artisanaux qui n’ont plus lieu d’être dans un monde instantané et standardisé. Alors même qu’il fallait un illustrateur, un typographe, un photographe, un imposeur, un conducteur de machine et une personne au façonnage pour créer une affiche à une certaine époque, aujourd’hui 2 personnes suffisent largement pour traiter des fichiers numériques et rouler 13.000 affiches en 1 heure de temps.

Des hommes et des femmes m’ont permis d’entrevoir le métier comme il pouvait exister avant. Avant le tout numérique, avant la démocratisation du PC, à l’époque ou chaque élément d’une affiche était, sinon pas crée, mais au mois assemblé à la main. En quelques sortes, des artisans graphistes, qui, pour créer devaient voir, toucher et même sentir. C’est cette idée qui m’a amené choisir ce métier. L’idée que la création graphique et artistique ne se limite pas à un cerveau et du silicium. L’idée qu’il faut voir, toucher et sentir la matière, mais aussi transmettre une émotion, si ce n’est pas dans la création, au moins dans le rapport à l’autre.

Car si ma grand-mère est aujourd’hui capable de prendre des photos avec son iPhone, d’y appliquer un filtre avec Instagram et de la partager avec le monde entier, cela ne fait pas pour autant d’elle une photographe. Ecouter, partager, pratiquer permet d’assimiler des influences différentes et d’ouvrir son coeur et son esprit. Par extension cela permet de s’ouvrir à de nouvelles perspectives dans le champs de la création.

Malheureusement la course aux dollars pousse certains créateur à oublier ce pourquoi il créent. Le métier est aujourd’hui représenté par une multitude d’indépendant et une armée de stagiaire réalisant un maximum de travail pour un minimum d’euros. Face à une montée en puissance de plus en plus forte de l’image (politique, commercial, social, éthique...) et la disparition progressive de métiers artisanaux qui garantissaient une qualité et un savoir faire dans la création, les graphistes doivent aujourd’hui se poser les bonnes questions quand à la pratique de leurs métiers et de leur art.

Si il ne reste plus la technique aux graphistes, il doit alors leur rester l’oeil, le ressenti, la capacité à comprendre le client et retranscrire cette demande en un objet graphique. Le graphiste se situe entre le donneur d’ordre et le message lui même, mais il n’est pas que le simple outil qui créer le message, il est celui qui peut conseiller, affiner, améliorer, magnifier un concept ou une idée.